| Commentaire (0) | Votes (64) HANDICAPPersonnes handicapées : les accompagner autrementLe 10 octobre 2012, Handéo, première enseigne nationale de services à la personne pour toutes les situations de handicaps, a organisé un colloque sur le thème de l'accompagnement à domicile des personnes handicapées. Une table ronde axée sur le « Parcours et le projet de vie », a mis en valeur l'expérience de l'Institut de Mai. Dans ce foyer d'accueil médicalisé, les handicapés apprennent à élaborer et concrétiser leur projet de vie autonome à domicile. Quel peut-être ce projet de vie, dont tout le monde parle, quand on est plus fragile et que l’autonomie personnelle passe par l’aide d’autrui et l’assistance technique ? « Evidemment, c’est plus chaotique, ce sont des combattants ! » a asséné Karine Reverte, du comité national coordination action handicap . Elle rappelle que les associations d’aides à domiciles peuvent être une bonne interface entre les secteurs d’aides et les familles. José Puig, président d’Handidactique qui forme les formateurs à l’accompagnement des handicapés, a souligné leurs parcours naturellement entravés par des dépendances. « Les moyens de compensations techniques et humains sont insuffisants. Il faut donc des lieux où ils puissent s’entraîner. J’appelle ça un camp d’entrainement pour s’exercer à vivre libre ». Des auxiliaires de vie « pilotées » ? Handéo parrainera le 2ème village de l’autonomie dans le cadre de la 6ème édition du Salon des services à la personne qui aura lieu porte de Versailles du 29 novembre au 1er décembre 2012. http://www.handeo.fr/ Le terme « piloter », trop fort pour certains, a fait réagir le public. Une assistante sociale s’est ainsi manifesté contre l’emploi de ce mot. Pour elle, « il ne faudrait pas tomber dans une violence inverse avec des demandes inflationnistes. » Mais savoir dire, préciser sa demande, ce n’est pas commander. « Les auxiliaires de vie sont formées par le client », martèle Elisabeth Bourbonnais. Une façon de rappeler l’expertise de ceux qui vivent le handicap. Pour Sounkou, il s’agit d’ailleurs « d’une cooopération, et non de commander. » Une modification profonde de la relation parait bien indispensable pour arriver à un échange équilibré où la personne aidée arrive à formuler ses demandes et l’auxiliaire de vie à l’aider sans l’infantiliser.
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