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| Commentaires (12) | Votes (595) entreprendreDame de compagnie : un métier d'avenirSi vous avez entre 18 et 80 ans et le contact facile, si vous aimez discuter et si vous avez une bonne capacité d'écoute, vous pouvez proposer vos services comme homme ou dame de compagnie auprès des personnes âgées. Cette activité vous procurera un complément de revenu et la très grande satisfaction d'éclairer la journée de personnes souvent très seules. Mais que fait exactement une dame de compagnie ? Et ce métier a-t-il de l'avenir ? Qu’est ce que fait une dame de compagnie ? Bon à savoir Les différences entre la dame de compagnie et les autres métiers d’aide aux personnes âgées :
Selon les acteurs de terrain, un homme ou une dame de compagnie assure principalement une présence. Son spectre d’intervention est plus réduit que celui des assistants de vie. « La différence principale entre une assistante de vie et une dame de compagnie est la capacité à prendre en charge globalement une personne âgée, explique ainsi Laurence Amar, directrice de Nouvel Horizon Services, une entreprise de services professionnels d’aide à domicile pour les personnes âgées. Une assistante de vie intervient au domicile en prenant en charge les aspects de soins d’hygiène corporelle, hygiène de l’habitat (ménage et repassage) et les repas. Une dame de compagnie doit avoir de la conversation, savoir occuper les loisirs d’une personne, la promener… ».
Les assistants de vie doivent passer le titre professionnel délivré par le ministère du travail. Et dans le cadre des sociétés de service à la personne, ils bénéficient du dispositif de validation des acquis de l’expérience (VAE). Pour les dames ou les hommes de compagnie, qui travaillent généralement en indépendant, cette absence de diplôme peut devenir un vrai problème. En témoignent des messages parfois assassins relevés sur internet. « Pas de qualifications particulières ? Pas de formation dans la relation d'aide ? Autrement dit la porte est ouverte à toutes les bonnes comme les mauvaises volontés ! En France les entreprises et les associations n’ont pas l’air d’encourager ce métier. « Nous préférons valoriser les assistantes de vie, qui accompagnent les personnes dans tous les aspects de leur vie, y inclus dans leurs difficultés. Il y a une responsabilité de l’ordre du projet de vie, qui va bien au-delà de la simple présence », indique Philippe Hédin, directeur de la Vie à Domicile, association de soutien à domicile aux personnes âgées, dépendantes ou handicapées. D’ailleurs, les prix pratiqués par les entreprises ou les Associations ne favorisent pas la consommation : comptez aux alentours de 20 euros de l’heure en mode prestataire et 6 800 euros mensuel pour une présence 24 heures sur 24 (tarifs avant déduction fiscale), chez une entreprise comme Nouvel Horizon Services. Rares sont les personnes qui peuvent se le permettre. La dame de compagnie de qualité apparaît donc aujourd’hui, en France, comme une espèce plutôt rare et réservée à une certaine catégorie sociale. Nos anciens bénéficient davantage du soutien médico-social prodigué par des assistantes de vie. Pour autant, est-elle condamnée à rester marginale ? Pas forcément, car il existe de vrais besoins de société. 90 % des seniors de plus de 60 ans vivent chez eux et aspirent à y rester… à condition d’être aidés. Deux chercheurs de l’université de Lyon-III, Pierre-Marie Chapon et Florent Renard ont par exemple mis en évidence que le territoire de vie des personnes âgées n’excède pas 500 mètres.« Or pouvoir sortir de chez soi, se déplacer librement dans la ville est un facteur essentiel du vivre chez soi », rappelle le docteur Jean-Pierre Aquino, président de la Société française de gériatrie et de gérontologie. Les dames et hommes de compagnie ont certainement un rôle à jouer dans le maintien à domicile des seniors et des personnes fragiles.
Un détour par les Etats-Unis, où le secteur des services à la personne est mature, nous ouvre une fenêtre sur les progrès que nous pourrions accomplir en France. Le companionship est la version revisitée et démocratisée de la dame de compagnie. Attraper une boîte de conserve en haut d’un placard, ouvrir le courrier, plier le linge, faire ses lacets ou ranger les photos du petit dernier : il s’agit d’une assistance pleine de connivence aux petits riens de la vie quotidienne qui ne sont plus si simples avec l’âge. Mais cela peut consister à aller faire des courses, se faire accompagner chez le médecin ou….jouer aux cartes ! Quelques-uns des services visés par le companionship :
Comment profiter en France d’une expérience américaine ? Une bonne pratique à exporter en France ? Certains y songent. Le 19 août 2009, le français Sodexo, leader mondial des services de restauration, a acquis Comfort Keepers. Home Instead de son côté propose des franchises aux Français qui voudraient se lancer dans l’aventure. « Il y aura en 2025 15 millions de seniors âgés de 65 ans et plus. Cette perspective démographique crée un contexte propice pour les acteurs qui ont une passion réelle pour l’aide aux personnes âgées et ont développé une vraie vision pour le faire », affirme Yoshino Nakajima. Les acteurs actuels de l’aide à domicile restent sceptiques. « Il s’agit d’un secteur difficile à rentabiliser, estime Philippe Hédin. Nous sommes davantage sur le mode d’une prestation de service public. » Et pourtant les besoins sont là.
Marie-Hélène Cammas
> Si vous aussi vous souhaitez proposer vos services
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a la retraite je cherche un emploi de dame de compagnie en deux sévres.merci