Un parcours dynamique
Son premier métier à 22 ans ? Secrétaire commerciale dans l’immobilier avant de travailler dans l’entreprise familiale de bâtiment. Valérie, âgée de 45 ans aujourd’hui, n’a jamais cessé de se former. Avec une V.A.E (validation des acquis de l’expérience) , elle valide un B.T.S d’assistante de direction. Puis, elle suit un module « Manager » à Antibes. Suivi d’un renforcement en anglais pour « changer de domaine ». Après avoir suivi un module « Tourisme » avec un institut de formation, elle quitte le monde de l’entreprise en 2009 : « Je pensais trouver du travail rapidement. » Mais avec la crise du tourisme et son manque d’expérience, cette mère d’un adolescent de 14 ans a dû gagner sa vie différemment. « C’était l’été et j’avais entendu parler de gens qui étaient majordomes ou gardiens de villas. J’ai vu une annonce dans le journal : une agence cherchait quelqu’un pour une villa à Antibes. » Et c’est ainsi que Valérie se lance !
De l’entretien au gardiennage de maisons de luxe
Elle a commencé par faire de l’entretien dans des maisons de luxe, nombreuses sur la côte d’Azur, et « c’était dur » reconnait-elle. Mais elle a vite développé son activité en indépendante. « J’ai eu des missions qui m’ont permis de discuter avec les employés de ces villas. Du coup, j’ai choisi de trouver des clients moi-même en distribuant des cartes de visite sur tout le cap d’Antibes. » Valérie évolue ensuite vers du gardiennage de maisons de luxe. « Un jour, j’ai eu la chance de discuter par l’intermédiaire d’un site anglais avec une responsable d’agence. Une Anglaise qui place des intervenants sur des villas et des bateaux». La rencontre allie sympathie et professionnalisme : Valérie récupère deux clients. Elle s’occupe de leurs villas en leur absence. «Il s'agit de surveillance : Je vérifie que l’électricité et la robinetterie fonctionnent bien. Je relève le courrier dans les deux maisons. Il m’arrive également d’arroser les plantes... Je reste en contact avec mes clients et je traite les interventions nécessaires. Je suis en contact avec des étrangers, des Anglais, donc la confiance et le respect priment. On est recommandé par quelqu'un... » Adaptabilité aux personnes et aux situations, cette Niçoise avait les bonnes cartes en mains pour réussir ce qu’elle considère comme « un travail de gouvernante ».
Un créneau porteur
Valérie a un statut d’auto-entrepreneur. Elle est aussi payée en C.E.S.U par un particulier employeur, une personne âgée qu’elle accompagne dans la gestion de ses affaires administratives. Son temps de travail ? 4 à 5 heures par jour. « Je gagne à mi-temps le salaire à taux plein d’une secrétaire. Or, dans ma région, il y a de plus en plus de demandes. Les agences sont moins chères que les indépendants car nous facturons à l’heure. Mais les agences proposent un service moins personnalisé que le nôtre. »
Toujours prête à s’investir !
Valérie continue à développer son réseau pour élargir sa clientèle. Cartes de visite et CV en ligne : elle n’oublie rien. Douée pour la communication, cette grande sportive va déjà faire connaître Cnikel dans toute sa région. « Aller déposer les flyers sur ma route ? Ce sera toujours agréable et peu compliqué ». La route, cette passionnée de voyages la connait bien puisqu’elle a vécu, adolescente, une dizaine d’années en Afrique. Si elle continuera concrètement à développer son activité indépendante en France, Valérie a un rêve secret : ouvrir plus tard une maison d’hôtes en Asie.
Marina Lemaire.
Je suis totalement prêt à changer mon mode de vie et à devenir gardien de maison. Très manuel et discret, j'ai toujours fait de la manutention, donc ce métier me correspondra facilement. J'ai 30 ans, je suis fonctionnaire à C[...]