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AIDE AUX PERSONNES AGEES

Aide à domicile : j'ai enfin trouvé ma voie !

Nicolas a 26 ans. Et comme Driss le personnage interprété par Omar Sy dans le film aux 17 millions d'entrées , il est aide à domicile dans le nord de la France. Un métier découvert par l'envie forte de travailler dans les services à la personne alors qu'il n'y connaissait rien.

Aide à domicile : j'ai enfin trouvé ma voie !

Il était une fois un stage de découverte…
Après un bac pro Compta et quelques petits boulots sans avoir trouvé ce qui lui plaisait vraiment, Nicolas a constaté qu’il aimait bien le contact avec les gens. « J’ai pensé qu’associer le travail avec l’aide aux personnes serait une bonne idée dit-il. On parle peu de ces métiers et je ne connaissais pas cette branche. Donc j’ai fait des recherches avec l’ANPE puis sur des forums de discussions. » C’est le Pôle Emploi qui l’oriente vers une semaine de découverte du métier d’aide à domicile en l’invitant à prendre contact avec une entreprise. Avantage pour l’entreprise : cela ne lui coûte rien, comme un stage. Mais bénéfice 100% réussite pour Nicolas : « cette semaine, où j’ai accompagné un tuteur directement sur le terrain, m’a donné une idée complète du métier. C’est important car d’autres personnes ont changé d’idées. J’ai contacté l’ADAR  de Lille et j’ai fait une semaine d’observation chez des personnes âgées et handicapées. J’ai pu aider un peu, et regarder les gestes à faire ». Nicolas trouve ensuite une formation prise en charge par le conseil régional grâce au CREFO  de Villeneuve-d’Ascq. S’il a dû passer des tests, il estime que la semaine de découverte a été un argument « décisif » pour exposer sa motivation.
La suite ? Un diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie obtenu après neuf mois de formation sur les pathologies, les gestes et postures adaptés, la sécurité avec le matériel médical… et trois stages pratiques dont l’un en établissement. Le tout jeune aide à domicile vient de signer un C.D.I avec l’ADAR. Pour lui, il est encore trop tôt pour se lancer en indépendant, même s’il y a pensé : «C’est une prise de risque que j’envisagerai sans doute plus tard. Le nombre de personnes âgées augmente en France ; je sais qu’il y a du travail ! Actuellement, mon contrat est de 31 heures par semaine. Un diplômé travaillant 35 heures peut arriver à gagner 1400 euros nets en début de carrière » indique-t-il.


Apporter de l’aide et faire plaisir aux gens.

Voila ce qui a du sens pour Nicolas : « Ce qui me plaît dans ce métier explique-t-il, c’est sa diversité dans l’accompagnement des personnes. Je les emmène en courses, je les conduis, on va à la pharmacie, je cuisine des repas simples et  je fais le ménage ». Ce qui ne lui pose aucun problème. « D’abord, je le fais pour une personne et pas pour une entreprise. C’est utile à quelqu’un qui ne peut pas ou ne plus le faire et ça me fait plaisir de l’aider. Je rends service, il y a une vraie satisfaction à faire plaisir. En plus, je suis remercié pour cela. » Mais qu’en disent ses amis ? « Tu fais un métier où il y a beaucoup de femmes ! » est la phrase qui revient. « On se moque gentiment de moi parce que je fais le ménage. J’en ris avec eux ! Ce n’est pas dégradant de faire du ménage.  Je leur explique surtout que mon métier ne se réduit pas à cela : il s’agit avant tout d’aider une personne. »  Etre un homme ne lui paraît pas être un obstacle : il affirme n’avoir « eu aucune difficulté dans les débuts. »  Mais pour exercer son travail, Nicolas sait que patience et dialogue sont des atouts.

 


De l'importance à la communication

« Certaines personnes peuvent être agressives à cause d’une maladie, d’autres ont un caractère plus difficile. Or, je suis d’une nature patiente. Je crois que mon caractère posé et tranquille rassure. » Echanger avec les personnes âgées qu’il vient aider lui paraît donc indispensable. « Je ne me vois pas faire mon travail dans le silence et repartir. J’arrive à mettre en confiance ces personnes tout simplement en parlant avec elles, je leur parle gentiment, je pose des questions, je m’intéresse à elles et à leur vie. Je crois que pour durer dans ce métier, et je compte y faire carrière, ajoute-il, l’attitude personnelle compte beaucoup ».


Marina Lemaire.

 

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Publié le 17/01/2012
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